La vie et l’humanité d’un individu sont beaucoup trop sacrées pour pouvoir être soumises à la décision de la faible raison humaine...

12:56, 08/30,2008

Je pense qu’un vrai humaniste ne peut pas accepter la légalisation de l’euthanasie.

En effet, l’euthanasie, c’est donner la mort et donc détruire la vie. Or pour un humaniste, la Vie a quelque chose de sacré : la Vie vient de loin, elle nous a précédés, elle nous dépasse, elle possède une force transcendante qui devrait forcer le respect absolu….

De plus, pour un humaniste, chaque individu, par son unicité, par son humanité, est grand, digne et sacré. Supprimer un individu c’est détruire un trésor unique et c’est mettre à bas la sacralité de notre humanité.

Refuser de croire ou du moins de poser comme repère de base la sacralité de la Vie et surtout celle de l’humanité unique de chacun, c’est détruire un pilier fondamental de notre civilisation. C’est affirmer désormais que la Vie et l’humanité de chacun ne sont que des données relatives entre les mains d’une société, de la politique ou d’individus au jugement, à la raison et à la volonté pourtant si faibles…

A t-on seulement réfléchi aux implications d’un tel raisonnement ? Légaliser l’euthanasie est une brèche qui peut tout à fait s’élargir : où fixera t-on les limites de l’atteinte à la vie et à l’humanité ? qui poussera le curseur ? que décidera « l’homme raisonnable », « l’expert » de demain ?

Peut-on s’imaginer ce que représente la légalisation de l’euthanasie pour ceux qui se battent face à la maladie, au handicap ou même à la vieillesse? Car accepter l’euthanasie, c’est accepter l’horrible refrain qui siffle que « la vie n’a rien d’absolu, rien ne sert de s’y accrocher », « toute vie n’est pas forcément bonne à vivre », « que dans certains cas, il vaut mieux mourir », « qu’il faut être raisonnable et ne pas s’attacher à la vie si l’on souffre trop ou si l’on devient une charge pour ses proches »…Ce refrain, c’est celui d’une culture ou d’une civilisation de la mort… Ce n’est pas ce que je veux pour moi, ni ce que je veux laisser en héritage à mes enfants…

 

Il faut également souligner un point important dans le débat sur l’euthanasie : c’est l’abus du concept de liberté individuelle. Les défenseurs de l’euthanasie s’appuie sur la primauté de la liberté de l’individu pour justifier la légalisation de celle-là. Ici, il faut comprendre la « liberté de l’individu » au sens de « libre arbitre ». Or pour moi, l’exercice du « libre arbitre » ne conduit pas toujours à une situation de réelle Liberté, Liberté pris ici au sens plus noble du terme. La Liberté en ce sens, c’est le stade auquel l’individu est libre de tout ce qui l’empêche de s’épanouir et d’être pleinement humain, pleinement lui-même. Défendre la Liberté de l’individu serait donc plutôt essayer d’atténuer la douleur, soutenir, encourager afin de permettre à l’humanité de la personne de s’exprimer encore malgré tout. Donner la mort serait au contraire aller à l’encontre de la Liberté : la mort détruit et aliène pour toujours.

 

Mais même si l’on s’en tient à la défense du « libre arbitre » de l’individu, l’argumentation des pro-euthanasie se révèle biaisée… En effet, un choix vraiment « libre », un véritable « libre arbitre » suppose pour l’individu une connaissance complète de la question, une maîtrise parfaite de ses sentiments etc… Bref, on le voit, un individu ne fait jamais de choix entièrement libre et jamais il n’en fera : l’être humain est limité. Or le choix de la mort demande un choix particulièrement libre. En effet, la mort est absolue : on ne peut revenir dessus, à moins de ressusciter… A conséquence absolue, il faut un choix absolument libre, si l’on respecte une certaine « sacralité » du libre arbitre de la personne… Or cela est impossible à obtenir… Il suffit de penser aux nombreuses contraintes et faiblesses auxquelles une personne malade, handicapée ou âgée peut ou doit faire face :  pressions implicites ou explicites de l’entourage des proches, regard des autres, manque d’information, désespoir, besoin de réconfort non satisfait, dégoût de soi…. Parce que l’individu ne sera jamais assez libre pour choisir, on ne peut se fonder sur son libre arbitre pour poser un acte aussi absolu dans ses conséquences que celui de donner la mort.

 

L’argumentation des partisans de l’euthanasie est donc rationnellement facilement démontable. Ce qui est en revanche beaucoup plus difficile, c’est de surmonter le « sentimentalisme » et le jeu des émotions qui existent autour de la question délicate de l’euthanasie. Face à la souffrance, à la maladie, au handicap voire à la vieillesse, beaucoup peuvent ressentir un malaise fort. Par peur, par faiblesse, on préfère alors évacuer ce malaise en donnant la mort à l’individu qui en est la cause. Par compassion parfois aussi, on pense bien faire en défendant le décès par « choix individuel ». Et puis il y a aussi l’argument égoïste, froid et implacable du coût financier que représente l’entretien des plus faibles par la société… Enfin, il existe aussi chez certains, plus libertaires, un désir fou et orgueilleux de toute puissance de l’homme qui pourrait décider et maîtriser sa vie entière tout comme un certain plaisir à faire exploser les repères les plus solides de notre civilisation…

 

Je crois qu’il est du devoir de l’humaniste bien compris d’essayer de sortir la question explosive de l’euthanasie du terrain des émotions pour élever le débat et laisser la place à la réflexion, à la prudence et à la sagesse…


 

La politique doit-elle abandonner l'idée d'imposer le Bien et le Mal?

00:21, 08/24,2008

L’idéologie libertaire qui aujourd’hui se veut hégémonique claironne tout haut que le bien et le mal ne sont au fond que des valeurs relatives à l’individu et que la politique devrait donc se borner à assurer la « liberté » (le libre-arbitre absolu) de chacun. Chaque individu définirait donc ce qui est bon et ce qui mauvais pour lui, sans trop empiéter sur l’espace vital de son voisin. Pour caricaturer on pourrait dire que dès 18 ans une personne devrait pouvoir faire ce qu’elle veut de sa vie, de son corps, de son destin, seule et individualiste dans sa « petite bulle », parce qu’elle est suffisamment « grande » et « développée » pour savoir choisir. La source du bonheur est donc pour un libertaire qui se respecte de laisser un libre-arbitre absolu à chaque individu « majeur et vacciné » : s’il se drogue et que « c’est son choix », tant mieux ; s’il se suicide et que « c’est son choix », re-tant mieux.

 

L’humaniste est celui qui croit profondément à la sacralité de l’être humain et de son droit intangible à la Liberté, c’est-à-dire à ce stade de bonheur où plus rien ne l’empêche d’être pleinement lui-même. Et animé par cette foi, l’humaniste pense, au contraire du libertaire, que le bien et le mal ne sont pas des notions relatives et que l’individu pourrait « choisir ». L’humaniste ne croit pas que le « libre-arbitre total » (que les libertaires appellent « liberté ») est source de bonheur pour l’individu : non, le « libre-arbitre » de l’individu peut parfois le mener aux pires prisons. Le « libre-arbitre total » ne mène pas au bonheur puisqu’il ne « libère » pas : la véritable Liberté c’est ce stade où plus rien ne rabaisse l’être humain, où il est « libéré » de toutes les chaînes qui le retiennent d’être pleinement lui-même. Pour atteindre ce stade de bonheur, l’individu doit grandir, se développer en permanence (son développement ne s’achève pas à 18 ans !) et… éviter de nombreux écueils qu’il n’est pas forcément prêt à affronter de lui-même. En effet, pour un humaniste, chaque être humain est forcément limité dans sa compréhension individuelle de ce qui bon ou mauvais pour lui : il a besoin de la société, du regard des autres, de la réflexion de ses ancêtres…. En fait, chacun doit donc être solidaire de son prochain dans cette longue marche : c’est le sens de la politique. Oui, la politique doit aider chaque citoyen à se « libérer » de tout ce qui l’empêche d’être heureux. Cela suppose donc que la politique doive poursuivre l’idée de dire le bien et le mal, au regard de la finalité du bonheur humain, libération de toute aliénation, stade du « pleinement soi-même ». Il est en effet primordial que dans une grande solidarité commune, chacun ait le droit d’être aidé à faire le bien (ce qui libère) et à éviter le mal (ce qui aliène et dégrade la condition humaine). Le libertarisme n’est donc pas un humanisme : il préfère laisser certains individus s’aliéner totalement dans leurs mauvais choix plutôt que de remettre en cause son dogme suprême du libre-arbitre individuel total !

 

En démocratie, le « bonheur », la « nature de l’être humain pleinement lui-même » ainsi que ce qui est « bien » et ce qui est « mal » n’est bien entendu pas édicté par quelque autorité dictatoriale : la recherche de ce qui « libère » vraiment l’être humain doit être celle de tout citoyen appelé à participer au débat démocratique. Cela doit être une recherche commune permanente. La Sagesse héritée de nos ancêtres (philosophie, religion, spiritualité, littérature…), véritable mine de richesse et de réflexions millénaire sur ce qui est bon pour le développement de l’être humain et sur ce qui est dégradant, cette Sagesse-là doit être utilisée comme une aide précieuse. Pour un humaniste, la politique devrait donc fixer des règles communes à tous qui sanctionnent positivement ou négativement ce qui est bien ou mal et qui seraient autant de repères permettant à chacun de construire son chemin d’épanouissement. La politique ne doit donc pas craindre de poser des limites à l’individu, si c’est pour son bien et le bien de tous. Ainsi, un humaniste trouve logique d’interdire l’usage de drogues dans une démocratie : autoriser un citoyen à consommer des drogues, c’est se rendre complice des risques qu’il encoure de voir sa vie ruinée par la dépendance et la déchéance qui s’ensuit. L’humaniste trouve aussi normal de poser des repères absolus (interdiction de tuer, interdiction de l’inceste…) parce qu’ils ont été prouvés bons et structurants par les siècles passés (au-delà du respect de l’être humain découlant d’une véritable foi humaniste).

 

Cette recherche commune et permanente de ce qui est moralement bon pour l’individu (ce qui le libère et lui permet d’être pleinement lui-même) n’est pas exempte d’erreurs, bien entendu. Mais elle n’en reste pas moins essentielle pour la société et pour l’individu. Elle ressemble à la recherche scientifique sur la base de laquelle on interdit ou l’on autorise certains médicaments : des erreurs sont possibles, parfois coûteuses. Néanmoins, il est essentiel de la continuer pour le bien de la société et de l’individu qui n’est pas forcément assez savant ou assez développé pour se soigner toujours lui-même. La politique devrait donc se nourrir et encourager la quête de ce qui est « bon », elle doit savoir fixer des règles claires sur la base de l’avancée de cette recherche, sachant que ces règles seront soit reconnues comme intangibles (comme certains principes de base en médecine), soit sujettes à re-discussion (comme certaines théories scientifiques). Mais la politique doit trancher, au risque coupable de livrer l’individu à lui-même, avec ses faiblesses, sans lui poser des repères sur lesquels il pourrait s’appuyer. La solidarité de tous, incarnée par la politique, doit s’exprimer afin de permettre à chacun de se structurer le mieux possible. 

 

C’est cette recherche commune, permanente et effective qui participe activement à la construction d’une civilisation, c’est à dire d’un « ensemble de normes absolues pour les unes et malléables pour les autres, structurant et structuré par une société en dialogue et en recherche permanents et permettant à chaque individu de se développer afin de devenir pleinement libre ».


 

L'entreprise "humaniste" ou le développement durable inscrit dans la définition même d'une entreprise...

22:39, 05/10,2008

Le développement durale en entreprise, c’est la prise en compte du respect de l’être humain, de la société et de l’environnement dans les objectifs stratégiques de l’entreprise, notamment par la maîtrise des impacts négatifs (ou positifs) de son activité sur l’extérieur.

 

Bien entendu, en tant qu’humaniste, on ne peut qu’adhérer à ce principe au nom de la foi qui anime tout humaniste qui se respecte, cette foi en la sacralité de l’être humain et en son droit au bonheur.

Respecter l’être humain en entreprise est bien un enjeu humaniste crucial pour notre société : pensons à l’équilibre entre l’activité professionnelle et la vie privée qui influence tellement la vie de la famille, pensons à la reconnaissance du salarié à travers un salaire décent, pensons à la lutte contre le harcèlement qui détruit psychologiquement certain(e)s salarié(e)s…

Respecter l’être humain qui est aussi client, citoyen, élément de la Nature… voilà aussi des enjeux auxquels un humaniste est sensible et qui se retrouvent dans le développement durable en entreprise.

 

Mais au-delà, je trouve que la réflexion sur le développement durable en entreprise soulève pour moi une question intéressante : le développement durable en entreprise est-ce seulement bien ou n'est-ce pas au fond dans la logique même d'une entreprise ? Ce que je veux montrer, c’est qu’au fond le respect du développement durable est inscrit dans la définition même d’une entreprise… Pour moi, il ne s’agit pas d’une contrainte extérieure à laquelle l’entreprise devrait se soumettre soudainement, parce que la société en a décidé ainsi… Non, pour moi, si l’on réfléchit à ce qu’est vraiment une entreprise, on est forcé d’en conclure que le respect du développement durable est inscrit dans la définition même de l’entreprise. Le développement durable en entreprise n'est pas seulement bien: il s'inscrit tout simplement dans la logique de ce qu'est une entreprise.

 

Qu’est-ce qu’une entreprise ?

Pour moi, l’entreprise est un moyen efficace de production inventé par notre civilisation. C’est une organisation sociale particulière qui recueille différents investissements pour les affecter de façon efficiente à la production de bien-être. Cette production doit permettre par la suite de rémunérer les investissements, c’est-à-dire d’améliorer la situation de tous ces investisseurs. Rémunérer correctement les investisseurs paraît logique (sinon, ils risquent de se retirer de l’affaire) et juste.

 

Or, ces investisseurs, qui sont-ils ? Il s’agit de l’actionnaire qui investit des fonds financiers dans cette organisation… mais il n’est pas le seul à investir : le salarié investit son travail, le client investit indirectement en payant les marges effectuées sur les biens et services vendus et même l’ensemble de la société (et donc le citoyen) investit puisqu’elle fournit les infrastructures, la sécurité, la régulation juridique et la formation des salariés à l’entreprise.

 

On ne peut donc pas vraiment dire que l’entreprise appartienne entièrement à l’actionnaire qui aurait un droit prioritaire à la rémunération de son investissement. En effet, il n’est pas le seul investisseur, comme on vient de le voir. Le fait est qu’aujourd’hui l’actionnaire a de plus de pouvoir pour revendiquer et obtenir « la part du lion », vu le poids actuel de la finance dans le monde économique. Mais rien dans la définition objective d’une entreprise ne légitime cette prépondérance : il ne faut pas confondre la société (l’organe à travers lequel l’actionnaire investit et finance les machines, les bâtiments etc…) et l’entreprise (organisation sociale –anthropologique ?- permettant la production de bien-être pour tous les investisseurs).

 

On le voit donc bien le souci du développement durable est inscrit dans le définition même de l’entreprise. En effet, chaque investissement dans l’entreprise doit être rémunéré justement.

 

Quelle est donc la rémunération des différents investisseurs ?

L’actionnaire reçoit son dividende : c’est une rémunération à laquelle il a légitimement droit et elle doit être la meilleure possible, compte tenu des autres rémunérations à verser… En effet, l’actionnaire n’est pas le seul à recevoir une rémunération…

Le salarié reçoit un salaire et de bonnes conditions de travail : c’est une rémunération légitime pour le travail apporté et elle doit être la meilleure possible.

Le client reçoit le meilleur produit ou le meilleur service possible.

Et la société, le citoyen reçoit sa rémunération sous forme de limitation des externalités négatives de l’entreprise (pollution, chômage, pression sur les salariés…) et de recherche d’accroissement des externalités positives de l’entreprise (emploi, salarié ayant le temps d’élever leurs enfants, reconnaissance des travailleurs handicapés, sponsoring…). 

Or, n’est-ce pas là l’équilibre voulue par le principe du développement durable ?

 

Le développement durable est donc inscrit dans la définition même de l’entreprise : l’entreprise est bien une organisation sociale synthétisant l’ensemble des apports faits par les actionnaires, les salariés, les clients et les citoyens pour délivrer du bien-être, des richesses qui doivent rémunérer ces différents apports, de façon juste et équilibrée.

Si parfois le respect du développement durable semble être une contrainte pour certains dirigeants d’entreprise, il ne s’agit peut-être que d’un rééquilibrage de la répartition des « rémunérations » entre les différents « investisseurs »…


 

Attention, les vrais "réacs" ne sont pas ceux qu'on croit...

18:46, 05/09,2008

Souvent les citoyen(ne)s courageux qui «osent » penser que l’avortement devrait être évité parce qu’il ne libère pas une femme, que la pilule n’est pas forcément le moyen de régulation des naissances le respectueux de la santé des femmes ou encore que la pornographie n’est pas un bon moyen pour un enfant ou un adolescent de construire une sexualité saine… souvent ces citoyen(ne)s là sont étiquetés comme « réactionnaires » par les bien-pensants, qui eux se disent « progressistes », « modernes »…

Mais au fait, c’est quoi un « réactionnaire » ? Un « réactionnaire » n’est-ce pas au fond un individu qui s’enferme dans certains mythes du passé, qui n’arrive pas à évoluer, à re-discuter, à prendre du recul et à accepter que tout n’a pas toujours été fait parfaitement dans le passé et qu’il est parfois temps de corriger le tir ? Cette définition va donc certainement comme un gant à certains religieux intégristes, à certains vichystes nostalgiques du passé… Mais ne va t-elle pas également à tous ceux qui aujourd’hui se disent « progressistes » et « modernes »… alors qu’ils vivent encore dans le mythe de mai 68 ?

Mai 68 a certainement apporté un peu d’oxygène dans une société où la morale « bourgeoise » dénigrait la condition de la femme et empêchait aux jeunes de s’épanouir sexuellement… Cependant, ne serait-il pas temps de s’apercevoir qu’aujourd’hui que Mai 68 est aussi à l’origine d’excès qu’il convient (enfin) de corriger pour vraiment rendre homme et femme heureux ?

Mais voilà, nos « chers progressistes et modernes » sont aujourd'hui enfermés dans leur vieille lune du passé, ils se croient encore dans les années 70 et refusent de discuter du bien fondé de l’avortement, de la contraception chimique ou encore de la libéralisation de la pornographie : pour eux, il s’agit de progrès et un point c’est tout.

Ils sont tout à fait enfermés dans leur mythe, obtus et bornés comme des intégristes. 

Ils s’acharnent à faire avorter la femme plutôt que de lui offrir une alternative qui lui aurait permis de garder son enfant... et ils refusent de considérer que la vie humaine ne peut être manipulée et détruite comme un simple objet.

Ils ferment les yeux sur la montée des cancers et de l’infertilité dues à la pilule alors qu’il existe d’autres moyens de régulation des naissances, plus naturelles et plus respectueuses du corps des femmes.

Ils continuent de proclamer que la pornographie n’a aucune répercussion sur le développement affectif de nos enfants et sur l’image de la femme dans la société moderne….

Enfermés dans leurs « dogmes » dépassés, ils s’érigent en gardiens du « progrès » et de la « modernité » et combattent toute tentative de remise en question, de débat, de mise en doute, de brisement de tabou en jetant l’opprobre sur quiconque ose ne pas penser comme eux en l’étiquetant « d’obscurantiste », « d’ignorant », « de fasciste »… bref de « réactionnaire ». Or, ne se rendent-ils donc pas compte que les vrais « réactionnaires »… c’est eux !

L’humaniste du XXIe siècle, celui qui travaille vraiment pour le « progrès » de l’humanité vers le bonheur, l’humaniste se pose lui les vraies questions et il n’a pas peur de prendre du recul, de se dégager de vieux dogmes, de débattre, d’écouter et de rectifier les erreurs nées du passé…

L’humaniste admet que l’avortement pose toujours un problème, pour la femme qui avorte (qui ne sent vraiment pas libre, loin de là et malgré le lavage de cerveau idéologique) et pour l’être humain qui est avorté (on parle en effet de vie humaine… on ne peut balayer ce fait d’un revers de main)…

L’humaniste analyse les effets de la pilule sur les femmes et il demande un débat de santé publique et la promotion d’autres moyens de régulation des naissances, plus respectueux du corps de la femme et de la femme vis-à-vis de l’homme…

L’humaniste s’élève contre l’image de la sexualité (et de la femme, surtout) avilissante, dégradante qui est véhiculée par la pornographie de masse. Il pointe du doigt cet énorme business d’exploitation de la femme et de déstructuration des repères des plus jeunes, en faisant la part entre la pornographie des années 70, qui était une réaction subversive, à la marge (et tout à fait compréhensible) face à la morale guindée de l’époque et la pornographie actuelle, de masse, de l’excès, du toujours plus loin dans l’horreur et de la destruction du lien social…

Sortons du « prêt à penser » pour nous remettre en penser, à prendre du recul et à réfléchir par nous-mêmes quel est le vrai chemin du bonheur commun. Démasquons enfin les vrais « réactionnaires », qu’ils soient gaucho-libertaires, sectaires du Mouvement français pour le planning familial ou producteurs de film porno s’élevant ingénument (la poche bourrée du fric tiré des larmes des actrices) contre les « grenouilles de bénitier »… Les vrais « réacs » ne sont pas ceux qu’on croit… 


 

Un petit question/réponse pour saisir la richesse actuelle du mariage et pourquoi son "ouverture" aux couples homosexuels serait une erreur...

13:55, 05/09,2008

Qu’est ce que le mariage ?

 

La conception originelle du mariage, notre histoire, notre imaginaire collectif et l’ensemble des textes juridiques se référant au mariage en font une institution chargée de reconnaître et soutenir un engagement précis pris par un homme et une femme. Cet engagement consiste en la constitution d’un foyer, c’est-à-dire d’une union stable, durable, respectueuse et solidaire entre cet homme et cette femme. La principale finalité de cette union est de fonder une famille, c’est-à-dire d’accueillir la Vie, de concevoir (ou d’adopter) et d’éduquer des enfants dans le meilleur cadre possible (un cadre stable, durable, solidaire). Le mariage crée donc un cadre conçu par la société afin de reconnaître comme bon ce type d’engagement et de le soutenir.

 

Si le but du mariage est d’accueillir des enfants, pourquoi ne le refuse t-on donc pas à un couple homme/femme ne souhaitant pas avoir d’enfant ?

 

La société ne peut imposer à un couple de concevoir ou d’adopter des enfants : cela relève d’une décision privée du couple. C’est pour cette raison que le mariage est aussi ouvert à des couples non désireux d’enfant. L’une des principales finalités du mariage est bien l’accueil d’enfant. Cette finalité se déduit de notre histoire, de la conception originelle du mariage civil, de notre imaginaire collectif –quand on pense mariage, on pense aussi famille- et de l’ensemble des textes juridiques –droit de la famille- qui font du mariage la base de la fondation d’une famille.

Mais cette finalité ne peut être imposée au couple : la société doit le laisser exercer son libre-arbitre. Imposer à ce couple de s'engager (par écrit) d'avoir des enfants, ce serait en plus "objectiviser" totalement l'enfant: l'enfant serait alors un "dû" pour la société: cela serait totalement inhumain. C’est pour cela qu’elle ne peut imposer au couple de s’engager à accueillir des enfants comme condition préalable au mariage.  

Que reconnaît-on à travers le mariage et pourquoi ?

 

La mariage est une institution qui permet de reconnaître et de porter le soutien de la société à une forme d’engagement précis. Le mariage permet de reconnaître comme bon pour la société et digne d’être soutenu par elle l’engagement stable, durable, respectueux et solidaire d’un homme et d’une femme qui déboucherait sur la fondation d’une famille.

Ce qui est bon et digne d’être soutenu dans cet engagement, c’est tout d’abord le fait qu’un homme et une femme décident de vivre ensemble, dans la durée, dans le respect et la solidarité. Ils dépassent donc le mystère de l’altérité et choisissent de se découvrir, de se comprendre et de se respecter toujours plus. En cela ils sont sur un modèle de cheminement  positif pour la société, puisqu’il s’agit de celui du dialogue et de l’égalité des sexes, bref, c’est le chemin vers la parité. Il existe donc premièrement un lien entre le mariage et la parité, le mariage devenant en quelque sorte un outil de communication en faveur de la parité puisqu’il distingue un homme et une femme s’engageant dans une démarche de parité.

Ce qui est bon et digne d’être soutenu dans cet engagement, c’est aussi le fait qu’un homme et une femme décident d’accueillir un enfant dans un cadre stable, durable, respectueux et solidaire, bref un cadre épanouissant et structurant pour un enfant. En choisissant l’accueil de la Vie dans les meilleurs conditions possibles, en ayant cette attention particulière pour la Vie, ce couple s’engage dans une voie positive pour la société : l’enfant y apporte de la fraîcheur et il représente aussi notre avenir. C’est parce qu’elle est attachée à la Vie et à la conception de nouvelles générations, signes d’avenir et de confiance, que la société souhaite mettre en valeur et aider l’homme et la femme à travers le mariage. Il existe donc aussi un lien entre le mariage et la Vie, le mariage devenant aussi un outil de communication en faveur de l’accueil d’enfants.

 

Euh, pardon ?

 

En gros, l’Etat dit à cet homme et à cette femme : «  Nous vous distinguons particulièrement d’entre les citoyen(ne)s parce que vous choisissez un type d’engagement positif pour la société parce qu’il est signe du dialogue homme/femme et parce qu’il est a priori ouvert à l’accueil de la Vie dans les meilleurs conditions possibles. Et nous allons vous aider dans cette démarche ».        

 

Le mariage n’est-il pas homophobe au fond, puisqu’il ne s’applique pas aux couples homosexuels ?

 

Le mariage n’est pas homophobe. Si la définition du mariage ne prend pas en compte les couples homosexuels ce n’est pas par discrimination coupable, mais bien parce qu’il reconnaît simplement un engagement particulier : l’engagement d’un homme et d’une femme à constituer une relation durable, stable, respectueuse et solidaire dans le but (éventuel) de concevoir (ou d’adopter) et d’éduquer un enfant.

Il reconnaît cet engagement particulier parce qu’il est bon pour la société. En effet, cet engagement peut être relié à la recherche de la parité, grand enjeu du XXIe siècle, parce que cet homme et cette femme vont au-delà de leur altérité et qu’ils s’engagent dans une voie de dialogue, de respect et d’égalité. Et cet engagement est aussi lié à l’importance de la Vie et de l’enfant, puisque cet homme et cette femme s’engagent a priori dans une relation qui devrait les mener à la fondation d’une famille (même si la société n’a aucunement le droit d’exiger la conception d’enfant, au nom de la liberté de choix du couple).

On ne cherche donc pas à discriminer les homosexuel(le)s : on souhaite seulement distinguer (mettre en avant, éclairer…) un engagement particulier pour les bienfaits qu’il apporte à la société. Si l’on devait utiliser une comparaison, on pourrait dire que le mariage est un peu comme une médaille militaire : la médaille reconnaît (distingue) les bienfaits d’un engagement particulier (celui du militaire) au service de la patrie. Or cette médaille ne peut-être obtenue par un civil. Mais il ne s’agit pas d’une discrimination coupable, il s’agit simplement de mettre en avant l’engagement positif pour la société du militaire.

 

Mais en quoi « l’ouverture du mariage aux couples homosexuels » remettrait-il en question la reconnaissance des bienfaits de l’engagement du couple homme/femme ?

 

Premièrement, il détruirait le lien entre mariage et parité : si l’on « ouvrait » le mariage aux couples homosexuels, le mariage ne pourrait plus être un moyen de reconnaître particulièrement l’aspect positif de la relation homme/femme en tant qu’exemple de chemin vers la parité. En effet, la spécificité de cet aspect serait totalement effacée puisqu’on aurait un mariage comprenant également un homme et un homme ou une femme et une femme, ce qui n’a rien à voir avec la parité.

Deuxièmement, cette « ouverture » remettrait aussi en cause le lien entre le mariage et la Vie : si l’on « ouvrait » le mariage aux couples homosexuels, le mariage ne serait plus un moyen de reconnaître particulièrement l’aspect positif de la conception et de l’accueil de l’enfant dans les meilleures conditions possibles. En effet, la spécificité de cet aspect de l’engagement homme/femme serait totalement non-reconnue puisqu’on aurait un mariage comprenant également des couples qui a priori ne pourront jamais avoir d’enfant ou en élever dans les meilleures conditions possibles pour l’enfant.

« Ouvrir » le mariage aux couples homosexuels, c’est donc vider le mariage de son contenu, c’est lui enlever son rôle de communication sur les aspects positifs de l’engagement homme/femme stable, durable, respectueux et solidaire dans la perspective de la parité et de l’avenir à travers les enfants. C’est faire mourir le mariage et s’enlever la possibilité de souligner la contribution d’un homme et d’une femme en faveur de la parité et de la Vie.

 

Mais « ouvrir » le mariage aux couples homosexuels, n’est-ce pas une question d’égalité ?

 

L’égalité serait de droit s’il existait une réelle discrimination coupable et homophobe à travers le mariage. Or cela n’est pas le cas : le mariage cherche simplement à reconnaître et à soutenir les aspects positifs pour la société d’un engagement particulier (l’engagement homme/femme stable, durable, respectueux et solidaire dans le but d’accueillir a priori des enfants dans le meilleur cadre possible, qui est une bonne chose pour la parité et pour l’avenir de la société).

Il ne faut pas confondre l’égalité et l’égalitarisme. Ce-dernier, c’est la recherche forcenée du même statut, des mêmes avantages, du même type de reconnaissance quitte à nier la différence et la particularité de certains engagements.

L’égalitarisme aveugle totalement et pousse à la non-compréhension de la richesse actuelle du mariage, au non-recul face à une institution ancienne et moderne à la fois et à sa destruction pure et simple.


 

Le mariage n'est pas homophobe, il n'est que la reconnaissance d'un engagement particulier...

14:30, 05/08,2008

On pourrait comparer le mariage à une médaille militaire… La médaille militaire est réservée aux militaires et ce n’est pas pour pratiquer une discrimination coupable vis-à-vis des civils, mais seulement pour distinguer cet engagement spécifique au service de la patrie.

Le mariage, c’est un peu la même chose : il est réservé aux couples homme/femme qui choisissent de vivre ensemble dans la durée, dans la stabilité, dans l’assistance mutuelle et dans le respect constructif. Et il est aussi et surtout défini pour les couples qui souhaitent avoir un engagement responsable vis-à-vis de la Vie en concevant et en accueillant des enfants au sein d’un foyer stable, durable et harmonieux.

La conception actuelle du mariage (dans les textes de lois, dans notre imaginaire collectif…) est bien celle d’une institution qui distingue l’engagement particulier d’un homme et d’une femme qui décident de former un foyer stable, dans la durée, a fortiori lorsque cet homme et cette femme décident d’avoir des enfants.

Le fait de définir ainsi le mariage n’a pas pour but la discrimination coupable des couples homosexuels : il s’agit seulement de distinguer un engagement spécifique parce qu’il comporte des repères positifs pour notre société.

En effet, le mariage sert à reconnaître que l’engagement constructif d’un homme et d’une femme de vivre ensemble sur la durée, dans la stabilité, dans le respect, dans l’assistance etc… est un bon engagement pour la société. En effet, cet engagement donne vraiment naissance à une cellule de base du dialogue entre les sexes, du dépassement du mystère de l’altérité, de la découverte de la complémentarité dans l’égalité et dans le respect. Cet engagement est donc un vrai modèle miniature de chemin vers la parité homme/femme : il apporte donc beaucoup à notre société moderne en terme d’exemple, de construction et de symbole. Et c’est pour cela qu’il doit être distingué : c’est là le rôle du mariage.  

Le mariage (tel qu’il est conçu et défini de nos jours, dans les textes juridiques –droit de la famille- et dans l’imaginaire symbolique commun) permet aussi de reconnaître que l’engagement d’un homme et d’une femme de construire un foyer stable, durable et harmonieux pour éventuellement s’ouvrir à la Vie, pour concevoir et d’éduquer des enfants, de fonder une famille dans les meilleures conditions… est un bon engagement pour la société. En effet, c’est un engagement qui rajeunit notre société et qui sert notre avenir à tous, c’est engagement de la confiance dans l’avenir… C’est donc un engagement qui mérite d’être reconnu, distingué, mis en avant : c’est ce que fait le mariage.

Le mariage n’est donc pas fait pour discriminer, pour exclure les couples homosexuels par homophobie. Le mariage reconnaît (distingue, met en avant, éclaire…) simplement un engagement particulier qui permet à la société de progresser dans le dialogue homme/femme et même d’accueillir éventuellement la Vie dans les meilleures conditions de stabilité, de durabilité et d’harmonie. Il y a donc plus ou moins un lien entre le mariage et la parité, entre le mariage et la Vie. Le mariage est donc une opération de communication sur les bienfaits de la parité et de la Vie et non pas une méchante discrimination vis-à-vis des couples homosexuels.  


 

Une chanson pour réfléchir sur la triste réalité de l'avortement... et sur les solutions alternatives qui existent et qu'il suffirait d'encourager...

18:35, 05/07,2008


 

Un bel ouvrage de réflexion sur l'Homme en bio-éthique et au-delà...

18:23, 05/07,2008
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Jean-Frédéric Poisson,
Bioéthique : l'homme contre l'Homme ?

Presses de la renaissance, 2007, 238 p., 19 €
Jean-Frédéric Poisson


Député des Yvelines, Jean-Frédéric Poisson est un des rares parlementaires à savoir de quoi il parle à propos de bioéthique. Mieux, philosophe, il a soutenu une thèse à la Sorbonne montrant que la "bio-éthique" en elle-même n'avait de sens que si elle était "ethique", tout simplement : pourquoi y aurait-il des éthiques à géométrie variable, selon leur objet ? On voit la dérive : le bien et le mal moral vous concernant ne seraient pas les mêmes, selon que vous vivez avant ou après la naissance...

Jean-Frédéric Poisson nous livre dans son dernier essai une analyse critique des actes de prise en charge médicale de tous les grands moments de la vie. Rassemblées donc sous le nom de " bioéthique ", ces pratiques ne posent pas que des problèmes d'ordre juridique et médical : elles mettent aussi en cause la notion même de " personne humaine " sans le dire ouvertement. L'auteur met ainsi le lecteur face à un véritable débat philosophique.

Avec rigueur, il recense les différentes pratiques médicales contemporaines concernées, telles que la procréation médicalement assistée, l'euthanasie... L'utilisation récente de " bébés-médicaments " ne constitue-t-elle pas une forme inquiétante d'eugénisme ? Que penser de la loi bioéthique d'août 2004, qui redéfinit la mort cérébrale et permet ainsi aux transplanteurs le prélèvement d'organes chez les patients décédés mais à coeur battant ? Partant des faits d'actualité les plus récents, il met en lumière les enjeux qu'ils soulèvent et l'obligation d'un choix éthique qui en découle : tout ne doit pas être accepté.

Jean-Frédéric Poisson aborde la bioéthique d'une façon radicalement nouvelle : son analyse philosophique part non pas des principes de la bioéthique, mais de la pratique de la médecine. C'est pourquoi ce livre s'adresse aussi bien aux spécialistes et aux juristes qu'aux parents ou aux étudiants. Chacun est ainsi amené à s'interroger sur la place à donner à la science et à la médecine dans le monde de demain.


 

Un vrai humaniste lutte contre l'idéologie qui déforme la réalité de l'être humain...

13:22, 05/06,2008

 


 

Adoption "homosexuelle": l'enfant a le droit au respect du principe de précaution...

23:02, 05/02,2008

Je reviens un peu sur mon article contre l’adoption d’enfants par des couples homosexuels. En fait, s’il fallait résumer ma position, j’invoquerais tout simplement le principe de précaution. L’enfant n’est pas un objet et toute décision d’adoption doit être prise dans son intérêt et dans son intérêt seul. C’est le droit de l’enfant qui prime, le droit à l’enfant n’étant qu’une lubie profondément égoïste.

L’intérêt de l’enfant dans une adoption c’est d’avoir le meilleur cadre possible pour grandir, le cadre le plus stable, le plus structurant et le plus enrichissant possible. La question que l’on doit donc se poser est la suivante : l’adoption homosexuelle peut-elle garantir un aussi bon cadre de vie à l’enfant que l’adoption par un couple marié (forcément hétérosexuel) ? Tant que la réponse à cette question ne sera pas positive à 100%, tant qu’il restera des doutes, des ombres, des imprécisions, il faudra par précaution, pour le bien de l’enfant, refuser l’adoption par des couples homosexuels. On ne peut pas autoriser l’adoption homosexuelle sans certitude qu’elle sera aussi bonne pour l’enfant que l’adoption hétérosexuelle. C’est bien l’enfant qui est au cœur de la question, pas les homosexuel(le)s ! On ne doit surtout pas demander à l’enfant de s’adapter, de « faire avec » ! Non, la société se doit de lui offrir ce qu’il y a de meilleur. Et force est de constater qu’il reste des points sur lesquels, à mon sens, un couple homosexuel n’apporte pas vraiment la stabilité et la richesse que peut offrir un couple hétérosexuel marié.   

Statistiquement, on remarque d’abord que les couples mariés (hétérosexuels) ont beaucoup moins tendance à déboucher sur une séparation que les couples homosexuels. Pour l’enfant, c’est un minimum que d’avoir un couple en harmonie et dont les risques de séparation sont faibles.

Ensuite, avec un couple hétérosexuel, un enfant a un papa et une maman, ce qui lui permet de se replacer dans un lien de filiation, dans une histoire, le temps de son enfance. C’est une source de stabilité immense : même si cette filiation n’est pas véridique (ce que savent les parents adoptifs), l’enfant a besoin d’y croire pour mieux se construire. Il est ainsi débarrassé de questions existentielles sur son origine, sur l’amour réel de ses parents etc… le temps de se construire, de devenir fort et d’affronter la réalité une fois solidement développé. Cette véritable protection, un enfant adopté par un couple homosexuel ne l’a pas. Il est donc confronté très tôt à l’angoisse de son origine, à un sentiment d’étrangeté et de méfiance vis-à-vis du couple adoptif… En effet, mettons nous à la place de l’enfant qui réalise que ses camarades de classe proviennent de l’amour de leur papa et de leur maman… et qui se pose donc des questions angoissantes sur son origine, ce qui peut le miner mentalement…

Enfin, l’enfant adopté par un couple marié aura toujours la chance supplémentaire d’avoir un homme et une femme autour de lui, une présence enrichissante qui lui permet de se structurer, de découvrir le semblable et le différent, d’avoir accès à un monde qui lui ressemble (celui des hommes pour un garçon, des femmes pour la filles) et à un monde différent mais dont il apprendra à surmonter les différences au quotidien. Cette double présence est nettement plus enrichissante que la présence de deux « parents » identiques…

En conclusion je soulignerais vraiment que la question n’est pas du tout de se demander sur l’enfant « supportera », « s’adaptera » ou « se développera quand même bien ». La question est de se demander si l’adoption homosexuelle apporte autant de stabilité et de richesses à l’enfant que l’adoption par un couple hétérosexuel. Et comme il s’agit de l’avenir d’un enfant, comme il s’agit de ne pas ôter ne serait-ce qu’un seul gramme de bien-être potentiel pour l’enfant, le principe de précaution doit s’appliquer plus que jamais. D’autant plus que nous avons le temps de bien y réfléchir : il existe beaucoup plus de couples hétérosexuels en attente d’un enfant orphelin que d’enfants dans les orphelinat : ce qui par ailleurs rend inefficace l’argument du « brave couple homosexuel à la rescousse de pauvres enfants qui jamais ne trouveront de parents adoptifs »…


 

Une bonne idée, la TVA sociale...

22:49, 05/01,2008

La mise en place d’une TVA sociale me semble tout à fait intéressante. Il s’agit en fait d’augmenter de quelques points la TVA actuelle afin de pouvoir diminuer les cotisations sociales versées par les entreprises pour chaque salarié.

Pourquoi faire cela ? Il faut bien voir que nous sommes actuellement en France dans une situation où le coût du travail est élevé. Le coût du travail est la somme des salaires et des cotisations sociales pour une entreprise. Ce qui est cause ce n’est pas tant le salaire que chaque salarié reçoit de l’entreprise, mais plutôt les cotisations sociales que doit verser l’entreprise (pour financer les retraites, l’assurance maladie etc…). Ces cotisations sont élevées et tendent même à augmenter (sous l’effet de dépenses en assurance maladie toujours plus élevée et de l’augmentation du nombre de retraités). La conséquence de ce coût du travail élevé est le manque de compétitivité des entreprises françaises par rapport au reste du monde et leur réticence à embaucher pour ne pas plomber encore plus cette même compétitivité. Les entreprises françaises et surtout les entreprises françaises qui embauchent beaucoup sont en effet gravement pénalisées face à des entreprises du tiers-monde, qui elles, ne supportent pas un coût du travail élevé, les cotisations sociales étant pour elles presque inexistantes. Face à cette situation, certaines entreprises françaises préfèrent… délocaliser leur activité. 

La TVA sociale peut réduire ce problème. En effet, augmenter la TVA permettrait de trouver des financements pour notre sécurité sociale qui compenseraient la réduction des cotisations sociales. Cette-dernière mènerait ainsi à une diminution du coût du travail. Ce déplacement de la charge fiscale du travail vers la consommation rendrait nos entreprises bien plus compétitives en France et sur le marché mondial par rapport aux entreprises étrangères.

En effet, cette TVA sociale frapperait tous les produits, français ou étrangers sans exception. Ainsi nous aurions des entreprises françaises avec un coût du travail moins élevé, ce qui réduirait d'un côté la concurrence "déloyale" de certaines entreprises étrangères qui supportent un coût du travail bien moins élevé. Certes, d'un autre côté, les produits de nos entreprises supporteraient en France une nouvelle taxe (TVA sociale) pour financer la sécurité sociale, mais au même titre que les produits étrangers.  Donc, en conclusion, on réduirait les inégalités de charges fiscales entre entreprises françaises et étrangères tout en permettant le financement de la sécurité sociale, ce financement étant prélevé aussi bien sur des produits français que sur des produits étrangers et non plus seulement à travers des cotisations demandées aux seules entreprises françaises.

De plus, pour le commerce extérieur, nos entreprises pourraient exporter des produits moins chers à l'étranger puisque supportant moins les cotisations sociales des salariés. Notons également que cette mesure favoriserait les entreprises françaises qui embauchent beaucoup puisqu'elles supportent actuellement de ce fait une charge lourde en terme de cotisations sociales...


 

Pour une politique pragmaniste...

14:42, 05/01,2008

Profondément humaniste, je crois en la sacralité de la vie humaine et au droit intangible de chacun de grandir pleinement vers la Liberté, stade où plus rien ne l’éloigne du bonheur de s’être accompli parfaitement. Mais comment atteindre cet idéal ? Comment protéger l’être humain et lui garantir le bonheur ? Le but est certes très noble, mais quels en sont les moyens ? Comment y parvenir ?

Pour répondre à ces questions légitimes, je ne vois qu’une solution : le pragmatisme. « Ce qui compte, c’est ce qui marche ». Le pragmatisme nécessite pour moi le débat citoyen objectif, honnête et constructif. Le pragmatisme, c’est savoir sortir des vieilles recettes figées, savoir se remettre en question, savoir reconstruire…

Mais le pragmatisme ne doit pas devenir une fin en soi. Il doit toujours être mis au service de l’idéal humaniste du respect de la vie humaine et du développement de chacun vers la Liberté totale. Un pragmatisme sans idéal à servir peut devenir dangereux, destructif de ce qui est humain. C’est pourquoi je me définirais comme un « pragmaniste », défenseur de l’attelage gagnant du pragmatisme au service de l’humanisme, défenseur du « pragmanisme ».

Le pragmaniste refuse de s’enfermer dans des solutions toutes faites au malheur des hommes et totalement repliées sur elles-mêmes. Il dénonce donc (entre autres) la lutte des classes (qui veut qu’il faille lutter sans cesse contre « le patron qui est méchant par nature et qui fait tout pour accroître sa domination  sur le travailleur qui lui est gentil »), le libre-échange à tout prix (qui affirme que le chemin vers le bonheur passe par la maxime « plus le marché est libre, plus l’homme est libre ») ou encore le libertarisme (qui clame fièrement qu’il est « interdit d’interdire », dogme permissif et de l’ « ultra-tolérance » complètement inapproprié pour une vie en société et pour un individu qui cherche à se construire en s’appuyant sur des bases solides et des gardes fous)…

Le pragmaniste, c’est celui qui sait toujours où il faudrait aller (idéal humaniste) et qui cherche comment y parvenir (pragmatisme qui suppose le débat, la remise en question, la connaissance et la reconstruction permanente).


 

L'enfant a besoin d'un papa et d'une maman...

23:52, 04/30,2008

Une des revendications constantes du lobby homosexuel est le « droit à l’enfant » pour les couples de même sexe, au nom de l’égalité de ces-derniers avec les couples hétérosexuels. Or, je pense pour ma part qu’au nom de cet égalitarisme forcené et victimaire et de la satisfaction de fantasmes égoïstes, ces homosexuels détournent le regard du principal intéressé : l’enfant. Il devient urgent de cesser ce nombrilisme et de réfléchir vraiment à ce qu’il y a de mieux pour l’enfant.  

Revendiquer « le droit à l’enfant », c’est être égoïste

Les couples gay ne peuvent avoir un droit à l’adoption pour la simple raison qu’il n’existe pas de droit à l’enfant, pas plus chez les homosexuels que chez les hétérosexuels. L’enfant n’est pas un objet de droit, il est sujet de droit. Considérer une personne humaine comme un objet de droit c’est le mettre au rang de l’esclave, d’animal de compagnie ou de joujou. Ce qui compte donc avant tout c’est les droits de l’enfant. Dans l’adoption, la puissance publique ne « distribue » pas un enfant abandonné à un couple qui ne peut pas en avoir un biologiquement : elle offre à un enfant des parents, une maman et un papa. En fait, elle offre à cet enfant ce qu’il y a de plus stable, de plus sécurisant et de plus riche pour qu’il puisse bien grandir et développer au mieux sa personnalité et son identité.  

Offrir ce qu’il y a de plus stable et de plus riche possible à l’enfant  

L’enfant a le droit, surtout lorsqu’il est dans une situation aussi difficile que celle de l’adoption, de pourvoir grandir dans un environnement aussi stable que possible.Or cette stabilité est tout d’abord le fait de la filiation. En grandissant avec une mère et un père, l’enfant peut se replacer charnellement et symboliquement dans une filiation, dans une Histoire, de façon claire et simple, ce qui lui donne de la force pour bâtir son petit avenir. La filiation est un point essentiel de la construction de son identité (savoir d’où l’on vient pour pouvoir construire sans trouble son futur). Et comme le rappelle Sylviane Agacinski, philosophe, « il faut toujours du masculin et du féminin pour faire naître un enfant. Et même pour le fabriquer en laboratoire. Autrement dit, je crois que l'établissement d'une filiation, pour un enfant, doit se faire de façon bilatérale qui désigne le côté mâle et le côté femelle, même lorsqu'il y a don de gamètes ».  Dès lors quoi de mieux pour l’enfant qu’une paternité et une maternité qu’un papa et une maman adoptifs pourront lui offrir et sur lesquelles il pourra transposer sa filiation et son origine le temps de grandir et de se fortifier. Ces-dernières seront certes fictives pour un adulte, mais tellement importantes et crédibles pour un enfant qui pourra ainsi se développer en paix jusqu’à qu’il ait l’âge de comprendre avec moins de trouble qu’il a été adopté.  Sans une mère identifiée comme telle et un père identifié comme tel l’enfant ne peut construire harmonieusement sa personnalité. Pour l’enfant, le père est celui qui a désiré sa mère et sa mère est la femme dont il est né et qui a désiré son père. Rappelons que parmi toutes les espèces, l’humanité est celle qui reconnaît son père et sa mère. La paternité et la maternité ne sont pas des rôles interchangeables. Le père et la mère ne sont pas d’abord des éducateurs. Ils sont d’abord des géniteurs.   

De ce fait, au-delà même de la simple filiation, il est indispensable que dans l’esprit de l’enfant, soit unis dans une même réalité sa généalogie, le désir de ses parents, sa conception, sa naissance et son éducation. L’enfant peut ainsi s’appuyer sur une base solide et logique. Schématiquement, on peut dire que cette base de construction de l’identité est bonne lorsque l’enfant peut dire « je proviens de mes parents, de leur Histoire, de leur amour, je suis une partie de maman et une partie de papa et mes parents m’aiment, ne m’abandonnent pas, m’éduquent ».  Lorsqu’un de ces éléments faits défaut, l’enfant éprouve les plus grandes difficultés à se construire. Une littérature scientifique surabondante le prouve. Comme l’écrit Xavier Lacroix, «la quête douloureuse de leur origine par les enfants nés “sous X”, les difficultés propres à l'adoption indiquent bien que les ruptures dans l'histoire, les dissociations entre les différentes composantes de la parenté, sont autant de complications dans la vie de l'enfant. Dès lors, il est souhaitable qu'à la discontinuité liée à l'adoption [que l’enfant ressent parfois malgré l’attention des parents de ne pas lui faire sentir tout petit] ne vienne pas s'ajouter une seconde discontinuité, à savoir la perte de l'analogie entre le couple d'origine et le couple éducateur. C'est a fortiori parce qu'il est adopté qu'un enfant a besoin d'un père et d'une mère.»  

En outre, avoir un père et une mère, c’est avoir pour l’enfant un accès direct au monde masculin et au monde féminin. Ceci est une source de richesse énorme. Non seulement l’enfant pourra construire son identité par rapport à ces deux mondes (en s’opposant à l’un et en s’identifiant à l’autre), mais il pourra aussi développer du respect pour les deux sexes, pour les hommes et les femmes.  

En conclusion : Non à l’adoption d’enfants par les personnes de même sexe  

Je m’oppose à ce type d’adoption parce que c’est l’enfant qui doit être mise au centre de la question. Or l’enfant à le droit à ce qu’il y a de mieux pour bien se développer, c’est-à-dire (entre autres) à la plus grande stabilité et la plus grande richesse possible. Avec une maman et un papa, même adoptifs, l’enfant a la possibilité de se construire sur un socle solide constitué du lien logique de continuité entre filiation, désir du couple, conception, naissance et éducation (il en a en tous cas bien plus la possibilité qu’avec un couple homosexuel !). En effet, une discontinuité entre l’un de ces éléments est source de troubles. Une maman et un papa sont également la plus grande richesse que l’on puisse souhaiter à l’enfant, car c’est un accès direct au monde masculin et féminin, source de construction d’identité et de découverte du sexe opposé.  


 

De grâce, ne tuez pas le mariage...

22:17, 04/30,2008

Le mariage est aujourd'hui une institution qui réunit une femme et un homme qui souhaitent vivre une aventure commune dont le couronnement ultime peut être la conception et l'éducation d'un enfant. Or, il existe aujourd'hui une tendance dans notre société à remettre en cause cette institution. En effet, sous l'impulsion d'un véritable "lobby" (il faut appeler les choses par leur nom) homosexuel, l'idée de l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe est assénée comme une obligation au nom du progrès et de l'égalité matérielle et surtout symbolique entre homosexue(le)s et hétérosexuel(le)s. Je pense pour ma part que cette ouverture n'est pas possible sauf à tuer l'institution du mariage. Ci-dessous ma petite analyse personnelle de la situation.  

Le mariage, source de repères précieux pour notre société 

La spécificité et la richesse inouïe du mariage est d’être le symbole essentiel de valeurs fortes et fondamentales pour notre société qui sont la coexistence respectueuse du monde masculin et du monde féminin et l’accueil d’une descendance. Ceci le place en fait sur un plan particulier où «l’égalité » revendiquée par les lobbies homosexuels n’est pas possible.  

En effet, la première richesse symbolique du mariage est de mettre en exergue la vie commune d’un homme et d’une femme, qui incarne une situation où le monde masculin et le monde féminin peuvent vivre ensemble dans le respect, la complémentarité, malgré l’altérité. L’identité sexuelle (féminine ou masculine) est la première identité de chaque être humain . C’est donc elle qui est à la base de l’altérité puisqu’elle coupe le monde en deux : un homme ne vivra jamais ce qu’une femme peut vivre et vice-versa. Comme le précise l’anthropologue Françoise Héritier, la différence des sexes représente bien un "substrat anatomique" et un "alphabet universel". Mais elle souligne aussi que s’il faut comprendre le donné de la différence des sexes comme une structure élémentaire de différenciation entre homme et femme, il est aussi urgent de ne pas le laisser dégénérer en inégalité. En effet, l’altérité peut mener à l’incompréhension, voire même pire au rejet et à la domination de l’autre. Nous vivons malheureusement dans un monde où la guerre des sexes est sans cesse présente, à travers, par exemple, l’activisme de certaines féministes enragées ou pire à travers la domination machiste de l’homme sur la femme (pornographie violente, femmes battues, inégalités salariales…). Face à cela, le mariage peut donc jouer le rôle de repère social fort :il peut être la cellule de base de la compréhension, du respect et de la coexistence entre homme et femme. En ce sens, le mariage est la première pierre pour construire la parité homme/femme. Il est donc normal qu’il soit érigé au rand d’institution : la société se donne par là un repère fondamental.  

La seconde richesse symbolique du mariage réside dans la conception, l’accueil et l’éducation d’un enfant, c’est à dire d’une descendance pour assurer l’avenir de l’aventure humaine. A travers le mariage, la société humaine célèbre la beauté de la Vie, elle célèbre la communauté qui continuera à exister grâce à l’union d’un homme et d’une femme. Le mariage n’est certes pas toujours source de Vie, mais on souligne à travers lui les grands bienfaits que peut avoir l’union d’un homme et d’une femme. Le mariage est donc aussi une institution parce qu’il pose un second repère fondamental : l’union entre un homme et une femme permettant la conception d’un enfant, couronnement ultime, est une richesse supplémentaire pour la société.  

Le mariage a donc une fonction sociale essentielle : il est une véritable institution parce qu’à travers lui la société pose des valeurs fondamentales pour le « mieux vivre ensemble ». En effet, qui refuserait d’affirmer l’impérieuse nécessité de repères stables permettant la réalisation du respect homme/femme, voire de la parité ? Qui nierait l’importance de souligner les bienfaits de la conception d’enfants pour l’avenir de notre société ? Or si le mariage était ouvert aux personnes de même sexe, il ne pourrait plus porter ces valeurs, il perdrait alors sa spécificité et il cesserait alors d’exister.  

La mise à mort du mariage  

Une minorité parmi les personnes homosexuelles souhaite ardemment l’ouverture du mariage aux couples de même sexe au nom de l’égalité matérielle et surtout symbolique. Mais je pense que ces homosexuel(le)s se trompent de combat : le mariage ne peut leur offrir ce qu’ils cherchent parce que de part sa spécificité (les valeurs légitimes dont il est pétri), il se situe sur un autre plan. En effet, le mariage renvoie aux valeurs d’ouverture du masculin sur le féminin et de conception de la descendance : ce sont des champs qui ne correspondent pas au monde de l’homosexualité.

On le voit, le mariage n’est pas un simple contrat que l’on fermerait aux personnes homosexuelles pour les discriminer. Le mariage est une institution : ce qui signifie qu’il porte en lui des repères importants pour la vie en société. Or « ouvrir » le mariage aux couples de même sexe, c’est le vider de sa substance. Comment mettre en exergue l’idéal de construction d’une harmonie entre monde masculin et monde féminin dans le cas d’un couple homosexuel ? Comment souligner le miracle de la conception d’une descendance dans le cas d’un couple qui ne pourra jamais donner la Vie ? « Ouvrir » le mariage aux personnes de même sexe, c’est donc le tuer, le faire passer d’institution à un simple contrat. Peut-on vraiment accepter de mettre à mort une institution qui transmet des valeurs si positives pour notre avenir ?  

Une soif de reconnaissance légitime mais excessive  

Aveuglé par un égalitarisme simpliste et malsain ce lobby homosexuel voudrait imposer une situation d’égalité dans le cas d’une institution qui ne les concerne même pas au risque de la dénaturer. Car, non, deux homosexuels ne peuvent pas incarner l’ouverture du monde masculin au monde féminin et non, deux homosexuels ne peuvent pas incarner le don de la Vie. Est-ce si difficile de reconnaître ses propres limites ? En fait, ce combat s’apparente plus à un excès bien compréhensible. Après des siècles d’oppression, il existe chez cette minorité homosexuelle comme une soif de revanche face au monde hétérosexuel : c’est la passion qui crie et non la raison qui réfléchit.  

Cet excès n’est pas bon, car il tend à détruire sans réflexion la richesse et la sagesse de vieilles institutions qui ont encore beaucoup à nous apprendre, surtout en ces temps de manque grandissant de repères stables. Il peut donc frustrer beaucoup de citoyens qui sont attachés à cette richesse et à cette sagesse, sans être pour autant de « méchants homophobes intégristes-catholiques-réactionnaires »… et les mener à devenir homophobes ! Je partage aussi l’analyse de Laurent Dispot (militant historique de la cause homosexuelle) qui juge l’attitude du « lobby gay » dangereuse car source potentielle d’un regain d’une homophobie qu’il juge en régression .Réagissant dans Libération (le 16 juin 2004, dans son article « Vite, divorcer de Mamère ») au simulacre de mariage homosexuel organisé par Noël Mamère, il souligne même: « Si le mot et la chose "mariage" ne devaient heurter, troubler, rendre humilié ou triste qu’un seul petit, faible, délaissé dans ce pays, alors cela suffirait pour y renoncer absolument. Parce que lorsqu’on est sûr de soi, de ses goûts, de sa sexualité, on n’a besoin de froisser personne, on joue dans le respect, la politesse ; on est au-dessus de toute provocation. [...] C’est quand la situation économique est douloureuse, quand les populistes ont du vent dans les voiles, et sont gonflés, qu’il importe de toucher encore moins au symbolique : ce peu qui reste à ceux qui ont peur de manquer. »  

L’agissement du lobby homosexuel n’est en plus pas légitime parce qu’il s’agit de la revendication d’une minorité de la minorité homosexuelle !! Une minorité qui joue de plus le registre de la victimisation, du moralisme bien-pensant, de la culpabilisation… au point de devenir même incompréhensible à la majorité des homosexuel(le)s : « Pourquoi diable veulent-ils à tout prix être cocus ? » lançait ainsi le défunt maire de Pau, André Labarrère, homosexuel notoire. Plus sérieusement, l’écrivain Benoît Duteurtre critique sévèrement la revendication absurde de cette minorité active, virulente et disposant de forts relais médiatiques qui tend à parler au nom de toute la « communauté » (si tant est qu’elle existe). Par ailleurs, une citation intéressante de lui : « Je suis bien certain qu’une majorité d’homosexuels ­ en tout cas dans mon entourage ­ ne souhaite nullement se marier, trouve cette revendication absurde et se contenterait bien d’une amélioration du Pacs. [...] Tout est fait, dans la mise en scène de ce débat de société, pour montrer, d’un côté des couples de gays et de lesbiennes en souffrance de mariage et de parenté ; de l’autre, une société "frileuse", pour des raisons religieuses ou éthiques. Sauf que la plupart des homosexuels vivent très loin de cette opposition. »  

Conclusion 

Peut-on donc détruire un repère aussi positif pour notre société au nom d’une cause aussi peu légitime ? Ma réponse est bien entendu négative. Il faut cependant comprendre la souffrance de certaines personnes homosexuelles qui désire vivre dans une certaine stabilité matérielle (correspondant aux garanties matérielles du mariage) et symbolique (souffrance due à l’exclusion, à la haine anti-homosexuelle). C’est pourquoi la mise en place d’un PACS élargi (union civile) et la lutte contre l’homophobie dans notre société me semblent être des solutions adéquates.  


 

L'avortement, un échec terrible pour un humaniste...

21:43, 04/30,2008

Un humaniste ne peut voir dans l’avortement qu’un échec. L’avortement c’est tout d’abord la suppression d’une vie humaine : ceux qui tentent de se justifier déclarant que la vie humaine ne commence pas à la conception mais plus tard sont hypocrites : dès la conception une cellule-mère (zygote) contient l’ensemble du code génétique unique d’une nouvelle personne humaine. On peut donc affirmer qu’il existe une unicité de nature entre cette première cellule et le vieillard. De la première cellule au vieillard, il n’y a que des différences de stades de développement. Il n’y a pas de différence de nature. Ainsi, l’embryon au stade de zygote évolue invariablement vers le développement d’un enfant s’il ne meurt pas (soit par une agression extérieure, soit parce qu’il est atteint d’une anomalie mortelle), et inversement tout être humain a été à son origine un zygote composé d’une seule cellule.L’avortement c’est aussi la destruction d’un potentiel : on détruit la possibilité pour une personne humaine, aussi faible soit-elle, aussi peu physiquement formée soit-elle,  d’accéder à la plénitude de la vie, à la plénitude de soi-même, à la Liberté bienheureuse.

Un vrai humaniste, qui croit en la sacralité de toute vie humaine et au droit à chaque être humain au bonheur ne peut donc considérer l’avortement comme quelque chose de positif. Il s’oppose à l’idéologie libertaire qui veut qu’une femme -et la société qui fait pression sur elle- puissent faire n’importe quoi avec l’être humain qu’elle a en son sein. Cette idéologie qui érige l’avortement en « liberté » ou en « droit » (donc forcément quelque chose de positif) est une imposture : il ne s’agit ni plus ni moins du libre-arbitre d’un individu qui décide de la vie et de la mort d’un autre, plus faible et sans défense. Il n’y a rien qui libère, rien de noble, rien d’humain dans tout cela. Mais autant l’humaniste rejette le fanatisme libertaire qui voudrait donner aux femmes le « droit » d’avorter n’importe où, n’importe quand et pour n’importe quelle raison, autant il rejette aussi fermement le fanatisme religieux et moralisateur qui traite les mères ayant avorté en criminelles et en coupables. Que ces fanatiques bien-pensants regardent un peu leur nombril et se demandent pourquoi une femme avorte… L’énorme majorité des femmes avortent sous pression de l’environnement économique, social, familial et psychologique qui les entourent.

L’avortement est un échec, oui, mais un échec de toute la société.

- L’échec d’une société qui ne se donne pas les moyens pour éviter les grossesses non désirées (en informant, en donnant de vrais cours d’éducation sexuelle qui insistent non pas seulement sur la technique du rapports sexuel mais aussi sur le respect du corps féminin, sur la notion d’engagement, de confiance…).

- L’échec d’une société qui ne se donne pas les moyens de lutter contre les pressions sociales et familiales exercées sur les mères, pressions dérivées de préjugés, de normes moralisatrices qui veulent par exemple qu’une femme doit absolument être vierge et sans enfant à son mariage. Une autre pression sociale peut être le manque d’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, le regard méprisant porté sur les mères au foyer ou les mères de famille nombreuse…

- L’échec d’une société qui ne se donne pas les moyens de porter un regard positif sur l’enfant et de l’accueillir, qu’il soit enfant d’une mère pauvre ou enfant handicapé : tant de solutions existent pourtant (accouchement sous X, institutions, adoption…). Les bien-pensants libertaires répliqueront sûrement que la vie d’un orphelin ou d’un handicapé ne vaut pas la peine d’être vécue : mais qui sont-ils pour juger de cela ? Des dieux omniscients ? Pas des humanistes en tout cas.

L’avortement est donc bien notre échec à tous. Certains essaieront de le maquiller en réussite, en « droit », en « liberté » par paresse intellectuelle ou par attitude politiquement correcte. D’autres cracheront sur les mères en oubliant qu’ils sont co-responsables en tant que citoyens d’une « cité » qui laisse les femmes seules face à leurs difficultés (je pense notamment à certains républicains américains fanatiques aux USA qui conspuent les mères ayant avortés tout en demandant une réduction de leurs impôts – c’est à dire moins de moyens pour l’Etat d’aider ces mêmes mères…).

Faut-il pour autant interdire l’avortement ? Non, on ne le peut pas. On ne peut pas laisser des mères seules avec une charge qu’elles ne peuvent supporter. Il faut donc laisser cette possibilité ouverte aux femmes, mais en assumant que l’avortement est néfaste, en vivant avec lui comme les citoyens de pays démocratiques et défenseurs des Droits de l’Homme ont vécu pendant longtemps (et vivent encore !) avec la peine de mort. C’est une contradiction terrible pour un humaniste, mais il faut l’assumer. Pour autant il faut lutter contre les causes de l’avortement afin d’en réduire la portée : le vrai humaniste s’engage donc pour sauver le plus de vies humaines possibles. Si la société assume enfin son rôle auprès des mères, alors l’avortement ne sera plus pratiqué. Je rêve d’un monde où chaque enfant puisse être accueilli avec bienveillance, où la sacralité de la vie serait vraiment respectée, où chaque être humain ait la chance de s’accomplir en devenant pleinement libre.